En bref

L’assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) est obligatoire pour tout professionnel de santé exerçant à titre libéral (loi du 4 mars 2002, art. L.1142-2 du Code de la santé publique). En médecine esthétique, le risque est particulier : les actes sont souvent sans finalité thérapeutique et l’attente du patient est forte. Il est essentiel de vérifier que le contrat couvre bien l’ensemble des actes pratiqués.

Contrat d’assurance
La responsabilité civile professionnelle est obligatoire.

Une obligation légale

Depuis la loi du 4 mars 2002, l’article L.1142-2 du Code de la santé publique impose à tout professionnel de santé exerçant à titre libéral de souscrire une assurance RCP. Exercer sans assurance expose à des sanctions (notamment disciplinaires et financières) et fait peser un risque majeur sur le praticien.

Pourquoi c’est crucial en médecine esthétique

En médecine esthétique, les actes sont fréquemment sans finalité thérapeutique et l’information du patient comme la gestion de son attente sont déterminantes (voir notre article sur le consentement éclairé). Les complications (occlusion vasculaire, nécrose, résultat jugé insatisfaisant) peuvent donner lieu à des réclamations. Une RCP adaptée est donc indispensable.

Les garanties à vérifier

Avant de souscrire ou de renouveler, vérifiez notamment :

  • que tous les actes que vous pratiquez (injectables, lasers, peelings…) sont couverts ;
  • les plafonds de garantie et la durée de couverture (notamment la garantie subséquente après cessation) ;
  • la prise en charge de la défense en cas de litige ;
  • les éventuelles exclusions.

L’accompagnement de l’UME-SML

L’UME-SML accompagne ses adhérents dans le choix d’une assurance RCP adaptée aux médecins esthétiques libéraux. Adhérer au syndicat permet de bénéficier de cet accompagnement et d’un soutien en cas de difficulté.

Questions fréquentes

L’assurance RCP est-elle obligatoire en médecine esthétique ?

Oui. Elle est obligatoire pour tout professionnel de santé exerçant à titre libéral (art. L.1142-2 du Code de la santé publique).

Que risque-t-on à exercer sans RCP ?

Des sanctions disciplinaires et financières, et surtout l’exposition de tout son patrimoine en cas de réclamation d’un patient.

Ma RCP couvre-t-elle tous les actes esthétiques ?

Pas nécessairement. Il faut vérifier que le contrat couvre explicitement l’ensemble des actes pratiqués (injectables, lasers, peelings…).

Sources : Code de la santé publique, art. L.1142-2 (Légifrance) · loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 · assureurs spécialisés (MACSF…).

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Cet article est fourni à titre informatif (à jour : juin 2026) et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou médical individuel. Le cadre applicable est susceptible d’évoluer.