Actualités & veille
réglementaire
Réglementation, sécurité des patients, fiscalité, pratique clinique et innovations — l’essentiel de l’actualité pour exercer en toute sérénité.
Suite à l’adoption du PLFSS 2026 par le Sénat, l’UME-SML se félicite du transfert de l’autorisation d’exercice vers l’Ordre des médecins, et appelle à une publication rapide des décrets d’application.
PLFSS 2026 : le Sénat confie l’autorisation d’exercice en médecine esthétique à l’Ordre des médecins
Dans la nuit du 23 au 24 novembre 2025, le Sénat a adopté un amendement historique au PLFSS 2026 : l’autorisation d’exercice en médecine esthétique sera désormais délivrée par l’Ordre des médecins et non par les Agences Régionales de Santé. Des exigences de qualification initiale, de formation et d’expérience professionnelle seront fixées par décret. Le DIU de médecine esthétique (90h de cours théoriques, 80h de stages) devient la voie de référence pour exercer.
Micro-BNC 2026 : abattement 34 %, fin de la réduction OGA — ce qui change concrètement pour les médecins esthétiques libéraux
Depuis le 1er janvier 2025, les organismes de gestion agréés et la réduction d’impôt associée ont été supprimés. Comparatif micro-BNC vs déclaration contrôlée, avec exemples chiffrés pour un cabinet d’esthétique.
Toxine botulique : l’Ordre des médecins plaide pour ouvrir la prescription aux titulaires du DIU
Actuellement réservée à 5 spécialités, la prescription de toxine botulique à visée esthétique pourrait être étendue aux médecins diplômés du DIU. Environ 60 premiers diplômés attendus en juin 2026. L’arbitrage final appartient au ministère de la Santé.
Charges déductibles BNC 2025–2026 : congrès, matériel, loyer, CARMF — ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) déduire
Un congrès de médecine esthétique est déductible uniquement si le lien avec la spécialité déclarée est établi. Détail des charges déductibles 2025 : CARMF, assurance RCP, formations, frais de repas (plafond 15,65 €).
Plus de 300 enquêtes DGCCRF en 2024 pour exercice illégal de la médecine esthétique
La DGCCRF a ouvert 300 enquêtes en 2024 visant des non-médecins pratiquant des injections dans des lieux non médicaux : hôtels, Airbnb, domiciles. Risques : nécrose, infections, séquelles irréversibles.
Galderma perquisitionné : la DGCCRF enquête sur des ventes illégales de toxine botulique à des médecins non autorisés
Le 8 avril 2026, les locaux de Galderma à La Défense sont investis par la DGCCRF et l’Oclaesp. L’enquête porte sur des ventes de produits à base de toxine botulique à des médecins généralistes non habilités à les injecter. Le paradoxe : le circuit légal est contrôlé pendant que les fake injectors prospèrent.
Reconversions en médecine esthétique : autorisation préalable ARS + Ordre envisagée dès 2026
À partir de 2026, toute reconversion vers la médecine esthétique pourrait être soumise à une double autorisation : ARS et Conseil de l’Ordre. Cette mesure vise à mettre fin aux installations trop rapides dans un secteur jugé rémunérateur.
ARS Auvergne-Rhône-Alpes : formation obligatoire pour tous les professionnels pratiquant des actes esthétiques au 1er septembre 2026
Conformément à l’arrêté du 19 février 2025, l’obligation de formation pour les médecins, infirmiers et esthéticiens pratiquant des actes esthétiques devient pleinement applicable à partir du 1er septembre 2026.
Label « Bonnes Pratiques » : 21 critères vérifiables pour identifier un médecin esthétique qualifié
Lancé le 11 mars 2026 par le Cercle des Bonnes Pratiques, ce label public fondé sur 21 critères vérifiables entend combler le vide réglementaire. Une campagne nationale est prévue à partir de septembre 2026, avec un objectif d’1 million d’euros.
DIU de médecine esthétique : conditions d’accès, VAE et articulation avec les spécialités
Le DIU — accessible depuis la rentrée 2024 à Bordeaux, Créteil et Marseille — devient la seule voie légale pour les médecins généralistes. Dermatologues et chirurgiens plasticiens en sont dispensés. Détail des 90h de cours et 80h de stages exigés.
Amendement Juvin (PLFSS 2026) : vers une inscription explicite du non-remboursement des actes esthétiques par la Sécurité sociale
Le député Philippe Juvin propose d’inscrire dans le Code de la Sécurité sociale qu’aucun acte de médecine esthétique n’est remboursable. « La solidarité nationale n’a pas vocation à financer des interventions qui relèvent d’un choix personnel. »
Préjuvénation : la stratégie préventive qui s’impose en 2026 comme nouvelle norme de pratique
Agir avant que les signes du vieillissement ne s’installent. Skinboosters, protocoles hybrides laser + acide hyaluronique, stimulation du collagène.
Épilation laser et IPL : le décret 2024-470 ouvre la pratique aux esthéticiens — ce que ça change pour les médecins
Seule l’épilation est concernée. Le détatouage et l’électrolyse restent un monopole médical strict.
Exosomes et skinboosters : les nouvelles frontières de la régénération cutanée post-traitement
Ces messagers cellulaires accélèrent la réparation tissulaire après laser ou peeling et s’intègrent dans des protocoles hybrides standardisés.
IA et médecine esthétique en 2026 : simulation de résultats, analyse morphologique et responsabilité du praticien
Les outils d’IA permettent de simuler des résultats précis et de prévenir les sur-corrections. Une révolution qui soulève des questions inédites de responsabilité médicale.
Lemon Bottle, BBL, lifting coréen : le point sur les produits et techniques interdits ou non homologués en France
La solution lipolytique Lemon Bottle est interdite en France. Tour d’horizon des pratiques illicites en hausse et des risques pour les praticiens qui y recouraient.
Loi influenceurs (juin 2023) : interdiction de promouvoir la médecine esthétique — pleinement applicable depuis janvier 2026
Les influenceurs s’exposent à 2 ans de prison et 300 000 € d’amende. Bilan 2024 : seulement 13 interventions de la DGCCRF, toutes infractions confondues.
Assurance RCP en médecine esthétique : les refus de couverture en hausse pour les praticiens non titulaires du DIU
Sans titre reconnu par l’Ordre, les assureurs peuvent légalement refuser d’indemniser un praticien en cas d’incident.
Marché mondial de la médecine esthétique : 21,7 milliards d’euros en 2024, +7% par an jusqu’en 2029
Les injections représentent 40 à 50% du marché non chirurgical. La France reste parmi les 5 premiers marchés mondiaux.
Tribune — Dr Dominique Bellecour (UME-SML) : « les médecins pratiquant des actes à visée esthétique deviennent les bouc-émissaires d’un populisme sanitaire »
Dans le PLFSS 2026, les injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique sont des actes médicaux à part entière. Le vrai combat, c’est le marché noir — pas les cabinets médicaux. Tribune publiée sur Opinion Internationale (Michel Taube).
ANSM : 3 nouveaux cas graves de botulisme depuis le printemps 2025, après les 8 de l’été 2024
Hospitalisation en soins intensifs. Les produits, achetés à l’étranger sur internet, étaient surdosés. L’ANSM renouvelle son alerte.
TVA sur les actes esthétiques : ce que tout médecin doit savoir en 2026
Les actes à finalité non thérapeutique sont soumis à la TVA à 20 %. Seuil micro-BNC, suppression OGA en 2025, impact sur les déclarations.
Record de signalements 2024 : 128 cas d’exercice illégal de la médecine esthétique selon l’Ordre des médecins
Contre 123 en 2023 et 62 en 2022. En janvier 2025, l’Ordre préparait déjà 8 saisines du procureur pour ce seul mois.
Botulisme : 8 femmes en réanimation après des injections illégales de botox en région parisienne
Août–sept 2024 : trachéotomie pour certaines patientes, pronostic vital engagé. L’ANSM a saisi le procureur et obtenu la fermeture du centre incriminé.
Nos guides de référence
Au-delà de l’actualité, retrouvez nos guides pratiques et juridiques vérifiés, pour exercer la médecine esthétique en toute conformité.
