⚠ Urgence — Accès aux produits• Par le Dr Dominique Bellecour, président de l’UME-SML

Vidéo · 2 min 06 · Chaîne officielle Union de la Médecine Esthétique – SML

En bref
  • De nombreux médecins formés et expérimentés ne peuvent plus se procurer de toxine botulique, en raison des conditions de prescription et de délivrance (CPD).
  • L’UME-SML demande l’ouverture en urgence de ces CPD aux médecins formés et expérimentés.
  • Trois critères objectifs et vérifiables suffisent : formation documentée, expérience professionnelle documentée, assurance couvrant cette pratique.
  • Cette mesure n’a pas à attendre la mise en place complète des futurs mécanismes de reconnaissance des compétences.
Une urgence très concrète

« Nous entrons dans une période décisive pour l’avenir de notre exercice », rappelle le Dr Dominique Bellecour. Mais avant même les réformes de fond, une difficulté très matérielle s’impose au quotidien : l’accès à la toxine botulique.

De nombreux médecins formés et expérimentés — dont certains utilisent la toxine depuis dix ou vingt ans — ne parviennent plus à s’en procurer, en raison des conditions de prescription et de délivrance (CPD) qui encadrent ces médicaments. Pour une partie des confrères, c’est une part essentielle de leur activité qui se trouve aujourd’hui menacée.

La demande de l’UME-SML

Les CPD de la toxine botulique doivent être ouvertes en urgence aux médecins formés et expérimentés.

Cette ouverture peut être à la fois rapide et sécurisée, dès lors qu’elle repose sur des critères objectifs et vérifiables. Le syndicat en retient trois :

Une formation documentée

Un parcours de formation à l’injection de toxine botulique dont la réalité peut être attestée sur pièces.

Une expérience documentée

Une pratique professionnelle effective, que certains confrères exercent depuis dix ou vingt ans.

Une assurance adaptée

Une couverture en responsabilité civile professionnelle incluant expressément cette pratique.

Il n’est pas nécessaire d’attendre la mise en place complète des futurs mécanismes de reconnaissance des compétences pour régler cette urgence. Les deux chantiers peuvent avancer en parallèle : une mesure immédiate fondée sur des pièces vérifiables d’un côté, la construction du cadre durable de la discipline de l’autre.

Une position portée auprès des autorités sanitaires

C’est cette position que le président de l’UME-SML porte auprès du ministère chargé de la Santé, de l’ANSM et des autorités sanitaires.

Plus largement, le syndicat défend une médecine esthétique exigeante, fondée sur la compétence, la formation, l’expérience et la sécurité des patients — et une lutte beaucoup plus ferme contre les « fake injectors » et l’exercice illégal de la médecine. Deux exigences qui vont de pair : empêcher les médecins compétents d’accéder aux produits, c’est laisser le terrain aux circuits clandestins.

Un calendrier : le Livre blanc en septembre

Avant l’été, l’UME-SML a présenté ses propositions à la ministre chargée de la Santé. En septembre 2026, le syndicat lui remettra son Livre blanc doctrinal et opérationnel de la médecine esthétique.

« Ne subissons pas les règles qui organiseront demain notre exercice : participons à leur construction. »

La fenêtre pour agir est ouverte. Elle ne le restera pas indéfiniment : c’est maintenant que se décident les conditions dans lesquelles la médecine esthétique sera exercée demain.

La vidéo, mot pour mot
Verbatim de la vidéo

Chers consœurs, chers confrères, je voudrais m’adresser directement à vous, médecins qui exercez la médecine esthétique. Nous entrons dans une période décisive pour l’avenir de notre exercice. Mais aujourd’hui, il y a une urgence très concrète : l’accès à la toxine botulique. De nombreux médecins formés et expérimentés, qui utilisent la toxine depuis parfois 10 ou 20 ans, ne peuvent plus se la procurer en raison de ces conditions de prescription et de délivrance, les CPD. Pour certains confrères, c’est une part essentielle de leur activité qui est aujourd’hui menacée.

Notre demande est donc très claire : les CPD de la toxine botulique doivent être ouvertes en urgence aux médecins formés et expérimentés. Cette ouverture peut être à la fois rapide et sécurisée, sur la base de critères objectifs et vérifiables : une formation documentée, une expérience professionnelle documentée et une assurance couvrant cette pratique. Il n’est pas nécessaire d’attendre la mise en place complète des futurs mécanismes de reconnaissance des compétences pour résoudre cette urgence.

C’est cette position que je défendrai auprès du ministère, de l’ANSM et des autorités sanitaires. Et plus largement, nous défendons une médecine esthétique exigeante, fondée sur la compétence, la formation, l’expérience et la sécurité des patients, et une lutte beaucoup plus ferme contre les fake injectors et l’exercice illégal.

Avant l’été, j’ai présenté nos propositions à la ministre chargée de la Santé, et en septembre, je lui remettrai notre livre blanc doctrinal et opérationnel de la médecine esthétique. Nous avons donc une véritable fenêtre pour agir, mais pour peser face aux pouvoirs publics, nous devons être nombreux. Ne subissons pas les règles qui organiseront demain notre exercice : participons à leur construction. Rejoignez-nous. Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons.

Retranscription du message vidéo publié le 1er septembre 2026.

Rejoindre le syndicat

Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons

Les règles qui encadreront demain la médecine esthétique se construisent maintenant. Adhérer, c’est peser dans les arbitrages en cours.

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