Comment fixer ses tarifs en médecine esthétique ?
Les actes esthétiques ne sont pas remboursés : le médecin fixe ses honoraires librement, mais dans un cadre déontologique précis.
Les actes de médecine esthétique à visée non thérapeutique ne sont pas remboursés : le médecin fixe ses honoraires librement. Mais il doit le faire avec tact et mesure (art. R.4127-53 du Code de la santé publique), remettre un devis détaillé, et tenir compte de ses coûts (produits, temps, charges, TVA éventuelle). La concurrence par les prix et la communication comparative sont à proscrire.

Des honoraires libres
Comme les actes esthétiques non thérapeutiques ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie, leurs honoraires sont libres. Le médecin n’est pas tenu par une nomenclature, mais il reste soumis aux règles de la déontologie.
« Tact et mesure » : le cadre déontologique
L’article R.4127-53 du Code de la santé publique impose de fixer ses honoraires avec tact et mesure. Sont à proscrire le dumping, la concurrence agressive par les prix et la communication comparative (voir nos règles de publicité).
Comment construire son tarif ?
Un tarif juste intègre : le coût des produits (toxine, acide hyaluronique, consommables), le temps de consultation et de réalisation, les charges du cabinet, et, le cas échéant, la TVA à 20 % sur les actes taxables (voir notre article TVA des actes esthétiques). Il doit rester cohérent avec la qualité et la sécurité des soins.
Le devis et la transparence
La remise d’un devis détaillé au patient est indispensable : il sécurise la relation et matérialise l’information sur le coût (voir consentement éclairé). La transparence sur les tarifs fait partie d’une pratique éthique.
Questions fréquentes
Les tarifs de médecine esthétique sont-ils libres ?
Oui. Les actes non thérapeutiques n’étant pas remboursés, les honoraires sont libres — mais fixés avec tact et mesure (déontologie).
Faut-il un devis avant un acte esthétique ?
Oui, la remise d’un devis détaillé est une bonne pratique indispensable, et elle est obligatoire en chirurgie esthétique au-delà de 300 €.
Peut-on afficher des prix « cassés » ou comparatifs ?
Non. Le dumping et la communication comparative sont contraires à la déontologie médicale.
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Adhérer à l’UME-SMLCet article est fourni à titre informatif (à jour : juin 2026) et ne constitue pas un conseil individuel. Consultez l’Ordre et votre expert-comptable.